Le dialogue autour du recevoir

Qu'est-ce que l’évidence d'avoir reçu ? Dans l’intention, le don n’est pas un rien pour rien mais sa valeur de don, son sens dépendent de l'accueil et des mots du récepteur. Quand savons-nous que nous avons donné? le message qui certifie le « vrai » du don vient-il uniquement de l'accueil du récepteur après coup de nos intentions ? Le « merci » n’est-il pas lui-même un présent ?

De qui pouvons-nous recevoir au sein la de cellule familiale? de qui avons-nous une priorité pour accepter de recevoir y a-t-il une loyauté à recevoir ?

Est-il si facile de supporter de recevoir, y-a-t-il un malaise à recevoir entre proches, un blocage, un refus de recevoir ? Cela  nous rend-t-il vulnérable? Avons-nous des mobiles pour nous autoriser à recevoir,  pour oser recevoir et permettre au don reçu de s'épanouir ? Peut-on parler d'une obligation de recevoir et de qui, au sein de la famille et qu'est-ce qui confère évidence et poids à cette obligation? 

Qu'est-ce qu'un recevoir qui déborde qui dépasse les capacités de réception de la cible? Qu'est-ce qu’« un juste de recevoir », un « bon recevoir », un « recevoir et prendre de bon cœur » et par contraste qu'est-ce qu’une réticence, un refus, un excès démesuré de recevoir au sein de la cellule familiale ?

Plus précisément encore sur qui et quoi chacun peut-il compter et s'autoriser à recevoir ?

Qu'est-ce qu'un partenaire au sein de la famille attend de recevoir et non pas de prendre ou d’exiger ?

Le donner, recevoir rendre demander sont  des opérations pouvant s’accomplir, dans une spontanéité non réfléchie, à l’insu des partenaires, ils restent avides de mots.

Recevoir des proches, qu'ils soient jeunes ou anciens, est-il moins écrasant que de recevoir des étrangers à la famille ?

Qu'est-ce que recevoir d’un étranger à la famille, d’un professionnel lorsqu'on est enfant ?

Est-il plus facile de recevoir de protagonistes démunis que de partenaires comblés par la vie ?

Peut-on recevoir rétrospectivement les soutiens des morts, faveurs que nous n'avons pas su recevoir et apprécier du temps de leur vivant ?

Pour un enfant qu’est ce que recevoir le patrimoine des générations passées, recevoir des morts et avoir à trier ce patrimoine?

Comment acceptez-vous de recevoir de… ?

Avez-vous reçu plus que vous ne pouviez recevoir dans la relation avec……?

Qu'est-ce que vous acceptez de recevoir dans la relation à …..?

Qu'est-ce qui fait que vous ne comptez sur votre compagnon que dans la seule dimension  …celle de l’intimité, de la sexualité, (ou de l’argent, de l’éducation des enfants etc)?

 

L’aide de votre enfant (ou partenaire) est-elle un soutien ou crée-t-elle une tension, un malaise chez vous ?

Vous avez insisté à juste titre sur ce que vous donnez à…, vous arrive-t-il de recevoir de..........?

Est-il facile de recevoir de…. vos enfants, pouvez-vous illustrer par un exemple ?

Vous rappelez-vous un moment où votre enfant était disponible et où vous n'avez pas pu ou cru devoir accepter sen engagement, son geste?

 

Jusqu'à quel point donner peut-il se substituer à recevoir dans une relation familiale?

Donner vous engage-t-il moins que  recevoir dans la relation à….?

Jusqu'à quel point pas votre besoin de donner vous empêche de recevoir dans la relation à….

Vous arrive-t-il parfois de vous sentir coupable d'accepter ce que votre enfant (parent, partenaire) vous donne ?

Dans la relation à ……..quelle est la part de votre besoin de donner et de votre besoin de recevoir, Pouvez-vous préciser par un exemple?

Quels sont les « gestes »  que vous recevez d'un proche et qu'il vous est impossible de lui donner ? 

Pensez-vous que votre partenaire ne fait pas crédit de ce que vous faites pour lui (elle).....il (elle)n'a pas saisi  vos engagements ?

Est-ce qu'il y a une façon particulière de donner où votre…(enfant, adolescent, partenaire)..peut accepter de recevoir de votre part ?

Voyez-vous votre …partenaire comme quelqu’un lorsqu'il a besoin d’un soutien, se fait honneur de trouver la solution par lui-même ?

 

Craignez-vous de prendre sur vous toutes les conséquences d'avoir affirmé les origines de votre enfant dans ce pays?

Comment vos enfants « traitent-ils», reçoivent-t-il, les patrimoines, (culturels, religieux, ethniques etc.) de votre vie lignée et ceux de son autre parent ?

Comment voyez-vous que les enfants trient le patrimoine culturel ou religieux de la famille de votre branche et celle de votre  conjoint(e)?

Comment vous y êtes vous pris(e) pour traiter concrètement la question des origines avec les enfants, pouvez-vous formuler des exemples?

Devez-vous contenir au sein de la famille vos sentiments de loyauté envers vos origines (culturelles, religieuses ou ethniques)?

Vous sentez-vous responsable de la continuité de l'identité des enfants, est-ce que cela crée une tension avec des membres de sa famille ou ses grands-parents?

Avez-vous rencontré des difficultés dans votre propre famille du fait que votre conjoint(e) est d'origine étrangère, (d’une religion autre de celle de votre famille,  des niveaux sociaux différents)?

Pensez-vous que la prise en compte de votre patrimoine culturel, (religieux) pose problème pour votre conjoint(e)?

J’ai le sentiment que vous prenez sur vous et vous vous rendez responsable des exactions commises par les gens de votre..... (culture, religion, pays ) et simultanément vous avez le regret d'avoir donné des prénoms, (des croyances) de votre identité à vous enfants. Y a-t-il la quelque chose d'injuste dans cette situation même si personne ne veut être injuste envers vous ?

 

De la difficulté au refus de recevoir : un enfant peut-il se  forcer à être le réceptacle de ce que le parent donne et être le garant , la justification de l’existence de l’adulte?

Recevoir serait d'abord sauver, légitimer celui qui donne, combler ses manques.  Le plus grand  « mérite » serait alors de permettre à l'autre de donner en se pliant au recevoir en favorisant l’omnipotence oblative. 

Jusqu'à quel point peut-on s'en remettre, remettre soi et ses besoins à un membre de la famille ?

Le don sans limite ni retenue n'est pas attentif au récepteur; Il se glorifie de ne pas attendre un contre-don qui effondrerait sa toute-puissance généreuse. Dans ce cas de figure, l’enfant se réduirait à être une cible de compassion, pensée comme incapable d'affronter la vie sans recevoir un apport vital. 

Plus le parent sera démuni plus l'enfant risquera de s’y agripper pour lui donner une possibilité de se légitimer en donnant. Vit-il, alors, cet excès de recevoir dans une ivresse de soumission  ou comme une aliénation consentie? Jusqu'à quel point se donner peut-il remplacer recevoir au sein d'une relation ?

Est-ce que l'enfant devenu adolescent tente de contrôler la générosité  parentale en refusant de trop recevoir? il ne veut plus autant recevoir, veut être indépendant, solder ses comptes, s’acquitter de demander. Temps d'inventaire des comptes avec la vie et le contexte, l’adolescence est une étape  nécessaire accompagnée d'ingratitude et de désinvolture dans l'échange avec les parents.

 

Comment comprenez-vous que votre enfant refuse l'aide , le soutien de son autre parent ?

Lorsque votre enfant refuse…..( un plat, une sortie) que vous avez préparé pour lui, en êtes-vous furieux, triste avec un sentiment d'être rejeté.

 

Est-ce que recevoir exagère un sentiment de dette? L’impossibilité de la réciprocité immédiate provoque-t-elle un vide, un malaise intérieur, un vécu d’insuffisance. La dette serait-elle vécue comme une faute ou comme une peur d'être à la merci du donateur? 

Qu'est-ce que recevoir sans être possédé, emprunté ? Qu'est-ce qu'un recevoir qui permet au donateur de se soustraire pour laisser le récepteur vivre ?

Dans le fait de recevoir, est-ce qu'il y a l'idée d'une dette, est-ce qu'il y a un souci pour rendre dans la relation à…..  ?

De qui, selon vous, votre enfant peut-il accepter plus facilement de recevoir ?

Comment comprenez-vous que votre enfant peut ne pas recevoir de son autre parent ?

Qu'est-ce que vous pouvez dire autour de votre difficulté, votre frustration à ne pouvoir recevoir dans la relation à……

Le plus difficile pour vous est-ce le fait que votre enfant n'accepte pas de recevoir et  ne profite pas de ce que vous faites pour lui ?

Au moment de donner,  est-ce que cela vous freine d’imaginer un refus de…. l'enfant ? 

Le plus difficile pour vous est-ce quand votre…. enfant (ou conjoint(e))  refuse ce que vous faites pour lui(elle), vous est-il arrivé de pleurer de ne pouvoir donner, avec qui cela s'est-il produit le plus souvent ?

Le crédit, la reconnaissance des contributions de l'enfant est un outrage à l'omnipotence de certains adultes qui ne « supportent » pas les enfants qui donnent.

Comment vos parents se manifestent par rapport a votre disponibilité?

.Est-ce que parfois vous vous sentez coupable ou ressentez comme un honte en tant que parent, de constater que votre enfant vous soutient et vous aide ?

Vous est-il plus facile, dans la relation à votre enfant (ou tel protagoniste de la famille), de donner que de recevoir ?

Est-il plus facile d’aider…. votre parent (ou votre conjoint), lorsqu'il ne s'en rend pas compte ?

Pouvez-vous après la mort de votre parent recevoir…..les conseils, accepter les propos, les choses qu’il vous prodiguait ?

Dans les moments où vous dites que vous risquez d’exploiter un partenaire, n'y a-t-il pas l'idée qu'il  sera possible de rétablir plus tard des relations plus justes