Ivan Boszormenyi-Nagy- Entretiens familiaux

Un nouveau paradigme de thérapie s'est enraciné sous la houlette d’Ivan Boszormenyi-Nagy. La visite de ce site précise les fondements théorico-cliniques (glossaire) et pratiques ( la thérapie contextuelle en questions) présents dans les entretiens familiaux des champs éducatifs, sociaux et thérapeutiques,

 

Les visiteurs repèreront les particularités de l’approche d’Ivan Boszormenyi-Nag; Elle fut en premier lieu dénommée « thérapie familiale intergénérationnelle dialectique », puis dans un second temps « thérapie contextuelle ». Les lecteurs distingueront les points de convergence et de divergence avec les courants systémiques et psychanalytiques des thérapies familiales.

 

La balance du donner, recevoir,  rendre et demander

Il revient à Ivan Boszormenyi-Nagy d’avoir théorisé les interrogations spontanées sur la balance de justice des comptes et la réciprocité entre proches.

 

La balance du donner, recevoir et rendre à laquelle s’ajoute le demander est théorisée comme une dimension majeure des liens familiaux; cette balance, présente dans nos « disputes » quotidiennes reste souvent méconnue des grandes options thérapeutiques. La navette du don et de la dette est pensée dans le modèle présenté ici, comme un invariant humain, toujours déjà là, comme une propriété intrinsèque des relations familiales, l’un des fondements organisateurs de la vie relationnelle, elle prend le nom d’éthique relationnelle.

Le dialogue

Elle ouvre alors une voie royale pour explorer, témoigner des histoires entremêlées des partenaires d’une famille, favoriser un dialogue inauguré par les questions du thérapeute où chacun des membres peut interpeller, témoigner des échanges actuels, trier l’héritage des comptes des générations précédentes. L'attitude du thérapeute obéit au principe de la partialité multidirectionnelle, elle consiste à prendre alternativement le parti de chacun des membres de la famille, présents ou absents lors de l’entretien.

 

La clinique contextuelle

La clinique contextuelle nous montre parallèlement la lente émergence d’une figure de l’enfant déclinée sous les vocables : «enfant parentifié» ou «enfant apportant». Une nouvelle place au don et à la dette émerge dans la relation parent enfant, elle mérite une enquête renouvelée.

 

«L’enfant donnant» soulève une série de questions : qui donne quoi à qui? qui reçoit de qui? qui rend quoi à qui au sein de la famille? Comment s’enregistrent, sont insus, pensés, parlés les sens de l’échange? Il y a là un tournant qui oblige à réexaminer nos références théoriques et à modifier nos pratiques, c’est ce que ce site nous propose.

Merci de votre intérêt.